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Le Désordre du monde ! Cité, passion et catastrophe - Retour sur la 4ème édition

Représenter le monde : enjeu pour la recherche et la création

Le désordre des guerres, des catastrophes naturelles, des communautés politiques, des économies, des sentiments et des identités… sont autant de motifs récurrents de la tragédie grecque, des récits, des fictions ou de la création théâtrale et chorégraphique contemporaine… Mais il n’y aurait pas de désordre sans représentation symbolique commune.

Outils fabriqués en os ou en pierre, habitats, modes de subsistance, sépultures, objets de parure, peintures… ces multiples traces ne sont pas seulement des indices du mode de vie des premiers hommes. Elles racontent, grâce à la conjugaison des observations et des méthodes d’analyse les plus modernes, l’invention d’une représentation du monde et l’émergence de la culture, du langage, des sociétés ou des systèmes politiques, des croyances religieuses et des modes de pensée. La culture et ses multiples expressions est indissociable de l’évolution et de l’histoire humaine.

L’ordre des sentiments, des émotions et des valeurs est aussi au coeur de l’appartenance à la cité. Des romans du XVIIème siècle au cinéma contemporain, retrouver l’être aimé constitue aussi bien un signe d’héroïsme qu’une raison de lutter et de vivre quand la nature se déchaine ou l’épidémie menace.

De l’Antiquité, au Moyen ge et jusqu’à la période contemporaine, l’organisation de la cité règle les comportements particuliers et réalise les institutions collectives. La raison et la justice qui fondent la société politique s’opposent souvent aux désirs ou aux croyances individuels. Mais quelquefois adviennent des utopies : dans le Paris de 1793, la création du Muséum d’histoire naturelle réinvente une histoire heureuse d’un temps où les hommes étaient en paix avec les autres êtres vivants, d’un Eden retrouvé après les fracas de la révolution.

Le thème de cette 4ème édition des Rencontres Recherche et Création se situe au coeur de la tension entre l’ordre du monde et ses multiples perturbations. Les artistes et les chercheurs ont en commun d’en produire des représentations. C’est la mission des Rencontres de montrer une nouvelle fois combien ces deux formes de connaissance sont nécessaires.

L’histoire d’Europe dans la mythologie incarne la puissance du récit pour construire un ordre du monde.

 

RETOUR EN VIDÉOS SUR LA 4ème ÉDITION

Figurer l’ordre du monde : mythes, imaginaires et sociétés
L’étude des premières représentations d’animaux sur les parois des grottes, des traces de cultures humaines de plus de 74 000 ans, de l’évolution génétique des populations mettent en évidence le lien entre culture et évolution humaine. De la préhistoire à la Grèce antique, en passant par les sociétés traditionnelles ou contemporaines, les représentations symboliques, les rites contribuent à figurer un ordre du monde.



Avec la participation de :
Carole Fritz, chargée de recherche au CNRS, Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Toulouse, responsable du Centre de Recherche et d’Etudes pour l’Art Préhistorique (CREAP), Université de Toulouse ; Francesco d’Errico, directeur de recherche en paléosciences, CNRS, Laboratoire PACEA « De la Préhistoire à l’Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie », Université de Bordeaux ; Raphaelle Chaix, chargée de recherches en anthropologie génétique, CNRS, UMR7206, Unité d’Eco-Anthropologie et d’Ethnobiologie, Muséum national d’histoire naturelle ; Lionel Obadia, anthropologue, responsable du département sciences humaines et sociales, Agence nationale de la recherche ; Julie Bertin, Birgit ensemble ; Jade Herbulot, Birgit ensemble ; Pierre Judet de la Combe, directeur de recherche CNRS, directeur d’études EHESS, Centre Georg Simmel, CNRS/EHESS


Dignité et héroïsme (Les errances du sujet)
Analyse de la tragédie grecque et des textes religieux au Moyen Âge, enquête de terrain dans les quartiers de Marseille, étude sociohistorique de la transformation des sentiments, anthropologie historique du corps et de l’identité masculine : autant d’approches qui permettent de réfléchir aux différentes figures de l’honneur et de l’héroïsme qui se tressent dans la vie des personnages de fiction comme dans les vies ordinaires.


Avec la participation de : Yoshiji Yokoyama, dramaturge, Shizuoka Performing Arts Center ; Oliver Taplin, professeur émérite de lettres classiques, Université d’Oxford ; Sabrina Corbellini, professeur d’histoire médiévale, Université de Groningen ; Ute Frevert, professeur d’histoire, directeur du Centre pour l’histoire des émotions, Institut pour le développement humain, Max Planck ; Boris Burle, directeur de recherche CNRS, laboratoire de neurosciences cognitives, Aix-Marseille Université ; Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie), Aix-Marseille Université ; Eva Illouz, sociologue, directrice d’études à l’EHESS, Centre européen de sociologie et de science politique ; Jean-Jacques Courtine, professeur d’études européennes, Université d’Auckland, professeur émérite, Université de Californie (Santa Barbara) et Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3

Intimité et émotions sociales
Les tragédies, la peinture, les romans ou le cinéma résonnent avec l’histoire des passions et de leurs représentations, des sensibilités, de l’intériorité, du dévouement et du sentiment amoureux. L’histoire de l’art, la littérature comparée, les textes des poètes se confrontent aux neurosciences pour mieux comprendre comment les arts et la fiction racontent les transformations de nos émotions.


Avec la participation de :
Larry Norman, professeur de langues, de littératures romanes et d’études théâtrales, Université de Chicago ; Ewa Lajer-Burcharth, professeur d’histoire de l’art, Harvard University ; Robin Renucci, comédien et metteur en scène ; Françoise Lavocat, professeur de littérature comparée, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, membre de l’Institut universitaire de France, professeure invitée à l’Université de Chicago (2017) ; Arthur Jacobs, professeur de psychologie expérimentale et neurocognitive, Center for Cognitive Neuroscience, Université libre de Berlin



Crise et catastrophe / Ordre et désordre dans la cité
Villes en guerres ou en transformation, mouvements des marchés financiers, place des animaux dans la ville, autant d’exemples qui permettent de questionner comment la cité est mise à l’épreuve du désordre. L’argumentation, le débat, l’affrontement sont nécessaires pour que l’organisation de la société politique puisse se définir contre les violences, les injustices et les pouvoirs extrêmes.

Avec la participation de : Julie Bertin et Jade Herbulot, comédiennes et metteuse en scène (Birgit ensemble) ; Gilles Dorronsoro, professeur de science politique, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne ; Diana Mangalagiu, professeure, Environmental Change Institute, Université d’Oxford et Neoma Business School; Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène ; Marion Fourcade, sociologue, professeure à l’Université de Berkeley, professeure associée Max Planck Science po center (MaxPo) ; Céline Spector, professeure de philosophie, Université Paris-Sorbonne, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France
Pierre Serna, professeur d’Histoire de la Révolution française, Université de Paris 1 - Panthéon Sorbonne, Institut d’Histoire de la Révolution Française



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